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Analyse de la transparence dans le secteur forestier au Cameroun
By: Centre pour l'Environnement et le Développement (CED)
Published: September 13, 2018
Countries: Cameroon
Topics: FLEGT
Document type: Report
Document ID: 7572
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Analyse de la transparence dans le secteur forestier au Cameroun

La déforestation touche sévèrement les forêts tropicales, et le Cameroun n’est pas épargné. Ce phénomène entraine des dommages économiques, sociaux et environnementaux difficiles à remédier . Les enjeux de la bonne gouvernance des forêts ne sont plus à démontrer. Le secteur forestier continu de cristalliser l’attention, au regard de son importance dans le schéma économique actuel au Cameroun. Il représente 6 % du PIB.

La Banque mondiale était l’une des premières institutions internationales à promouvoir la bonne gouvernance. Elle la définissait « comme une autre forme de politique où l’Etat négociait les grands choix avec les forces sociales et économiques » . Selon Gérard Buttoud , le cadre général de la bonne gouvernance comprend six principes -l’équivalent de critère : La redevabilité, l’effectivité, l’efficience, la participation, l’équité et la transparence. Sur le plan analytique, il n’existe pas de définition officielle du concept de transparence, mais selon un consensus général, il désigne le droit de savoir et l’accès public à l’information . Selon Transparency International, la transparence est « le fait, pour une administration, une entreprise ou une personne physique, de communiquer de manière ouverte et claire les informations, les règles applicables, les projets et les actions en cours. Les responsables publics, les fonctionnaires, les dirigeants des entreprises privées et des organisations doivent avoir pour principe d’agir de manière transparente, prévisible et compréhensible pour favoriser la participation et la responsabilité. »

Le principe de transparence consiste à rendre l’action des autorités et offices de l’Etat compréhensible et transparente pour les personnes extérieures. Pour cela, ce principe oblige d’une part les organismes publics à donner spontanément des informations d’intérêt général au public et à mener ainsi une politique active d’information. D’autre part, il donne en principe à tous le droit d’accéder aux informations disponibles auprès d’un service public, sauf dispositions légales contraires.