Rép. démocratique du Congo

Les négociations de l’APV avec la République Démocratique du Congo (RDC) ont été lancées en 2010, toutefois, elles ont souvent été paralysées. Dans l’immédiat, les elles ne sont d’ailleurs pas une priorité de l’agenda politique national et international, dont l’attention se porte avant tout sur les négociations relatives au mécanisme REDD.

FOREST WATCH – ACTUALITÉ DES APV NOVEMBRE 2017: UN AN APRÈS LA MISE EN PLACE DES LICENCES FLEGT

Les forêts de la République Démocratique du Congo couvrent une superficie d’environ 2 millions de kilomètres carrés, dont près de la moitié sont des forêts tropicales fermées, et le reste sont des forêts ouvertes et des savanes arborées. Le RDC est le cinquième pays le plus riche en biodiversité de la planète.

Le taux de déforestation est estimé à environ 0,4% par an. D’après les standards continentaux, il s’agit-là d’une valeur faible, mais qui représente tout de même une perte brute de 400.000 à 500.000 hectares de forêts fermées par an. La plupart des pertes forestières se produisent dans la province du Bas-Congo -dont la zone forestière est lourdement exploitée-, les zones proches des villes principales et des réseaux routiers dans les autres provinces, et de façon plus générale dans la région des Grands Lacs du pays.

La guerre civile entre 1997 et 2003, qui a impliqué plusieurs pays voisins, a entraîné la mort de six millions de personnes -tuées dans les conflits armés ou mourant de malnutrition. Cette guerre a d’ailleurs été surnommée la « première guerre mondiale de l’Afrique ». Des élections libres ont eu lieu en 2006, les premières en quatre ans: Josph Kabila est alors nommé en tant que chef d’Etat. Les conflits persistent toutefois dans l’est. De plus, la société civile s’inquiète d’une tentative éventuelle du gouvernement de modifier le cadre légal qui permettrait de garantir la longévité du régime Kabila.

Les chances de voir émerger un processus de l’APV transformateur dans un futur proche sont minimes.

Brève histoire du processus de l’APV, du point de vue de la société civile.

En 2006, Fern a commandé le rapport Forest governance in DRC avec des recommendations pour la mise en place de l’APV dans le pays. Les négociations ont formellement débuté en 2010, en ayant pour objectif la signature d’un accord dans les trois ans. Un comité technique de négociations de l’APV a été mis sur pied, étant composé de 33 membres représentant toutes les parties prenantes du secteur forestier de la RDC: le gouvernement, le secteur privé, la société civile, etc. Lors de la première session de négociations de février 2010, il est devenu évident que 80% du bois congolais était exporté vers l’Europe.

En 2011, le gouvernement a formellement invité la société civile à participer aux négociations de l’APV. Toutefois, le processus a été suspendu quelques mois plus tard à l’approche de l’élection présidentielle. Les progrès ont alors été bloqués jusqu’en 2012, lorsque le comité technique de négociations a présenté un projet de grille de légalité sur les concessions devant être faites par l’industrie forestière. Il n’y a, néanmoins, eu aucun changement depuis lors.

Actuellement, l’attention du gouvernement (mais aussi de la société civile) est avant tout tournée vers l’établissement du mécanisme REDD en RD Congo.

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Cette page a été modifiée en dernier lieu le 19 mai 2017.