FLEGT en Équateur
Depuis 2006, l’Équateur se montre intéressé par un APV FLEGT, mais aucune démarche officielle n'a été entamée. Le pays est impliqué depuis 2006 dans le processus ALFA (acronyme anglais désignant l’application des lois forestières en Amazonie) dirigé par l’ACTO (organisation du traité de coopération amazonienne). L’exploration de synergies avec le processus ALFA pourrait bénéficier à la mise en place d’un processus FLEGT dans ce pays. Le processus ALFA n’est pas autant axé sur le commerce que l’est le FLEGT, mais il dit avoir à cœur l’application de la législation et la participation, deux éléments essentiels du FLEGT.
Le processus jusqu’à présent
Les premiers signes d’intérêt de l’Équateur vis-à-vis d’un processus d’APV remontent à 2005. En novembre de cette année-là, les 65 ONG équatoriennes membres du réseau d’ONG équatoriennes CEDENMA (Comité équatorien pour la défense de la nature et de l’environnement) et du CIFOP (Collège des ingénieurs forestiers de Pichincha) ont demandé au Ministre équatorien de l’Environnement de se rapprocher de l’UE afin d’entamer le processus aboutissant à la négociation d’un APV. Le 3 janvier 2006, ce dernier a adressé une lettre à l’Union européenne en lui demandant de prendre l’Équateur en considération dans le cadre du processus FLEGT.
Ce courrier a reçu une réponse favorable de la part de la Commission européenne et le gouvernement espagnol a entrepris de définir des points de coopération stratégiques qui pourraient faire partie de cette initiative. Suite au changement de gouvernement, le Ministère équatorien de l’Environnement et la Commission européenne ont échangé des courriers à la fin du printemps 2007 pour réaffirmer leur intérêt réciproque vis-à-vis du processus.
En juin 2008, une première réunion informelle sur l’ALFA et le FLEGT a été organisée par le Ministère équatorien de l’Environnement, suivie d’une seconde réunion en août 2008, auxquelles ont notamment assisté des représentants du ministère et d’autres institutions officielles, de la communauté des donateurs et des ONG internationales. Ces réunions ont été l’occasion de présenter et de discuter du FLEGT et de son potentiel pour l'Équateur.
Quelques points intéressants sont à noter :
L’Équateur possède une vaste expérience des systèmes de vérification des forêts, ayant déjà étudié et testé des mécanismes tels que des systèmes de contrôle externalisés, un mécanisme de contrôle des forêts décentralisé et, ces derniers temps, étudie des mécanismes de contrôle des forêts informatisés.
- Le gouvernement équatorien travaille actuellement à l'amélioration du contrôle, de l'application de la législation et des incitations visant une gestion durable des forêts. Il a récemment lancé le programme Socio Bosque. Le processus FLEGT pourrait venir compléter et soutenir ces initiatives.
- Plus de la moitié des forêts équatoriennes appartiennent à des communautés indigènes. L’amélioration de la gouvernance forestière et l’autonomisation des communautés afin que celles-ci puissent gérer leurs forêts d’une manière socialement juste et respectueuse de l’environnement pourraient permettre de combattre efficacement la pauvreté.
Prochaines étapes
L’instrument FLEGT de l’Institut forestier européen (EFI), destiné à appuyer la mise en œuvre du Plan d’action FLEGT de l’UE, a entamé en 2009, au nom de l’Union européenne, des échanges avec le pays qui devraient se poursuivre.
Pays
- Cameroun (29)
- République centrafricaine (3)
- Congo (Brazzaville) (15)
- RD Congo (4)
- Gabon (2)
- Ghana (1)
- Indonésie (1)
